(Luc Plamondon)
Mon bel amour mon bel amant
J'arrive au bout de tous mes tourments
Ces quelques mots du fond de ma prison
T'atteindront-ils un jour ?
Garde ton corps tout contre moi
Serre-moi très fort pour la dernière fois
Ton souffle chaud brûle encore sur ma peau
Comme au premier jour
Tu m'as donné l'amour
Il sera ma lumière
Je l'emporte en moi
Et quand j'aurai trop froid
Il me réchauffera sous la terre
Quand je ferme les yeux, je vous vois
Et quand je les ouvre, je vous cherche
Et toi ma belle enfant
Je n'aurai eu le temps
Que de te montrer le mot amour
Quand j'aurai survolé le vent
Quand j'aurai traversé le néant
Pour me trouver devant le grand géant
Je veillerai sur toi
Je t'ai donné le jour
Souviens-toi de ta mère
Surtout n'oublie pas
Les violences de l'amour
Sont égales aux violences de la guerre
Adieu mon tendre amant
Ma douce enfant
Mes deux amours
Adieu mon beau pays
Adieu ma Nouvelle France
Ma Nouvelle-France
